IMMOBILIER

La promotion immobilière face à ses mutations

Lors du premier petit déjeuner organisé dans le cadre du « Cénacle Maestis », Christine Hoarau Beauval, historienne de l’architecture et journaliste, est intervenue sur le nouveau pilotage des territoires, avant un atelier d’échanges, avec les professionnels présents sur le sujet. 

Chaque semaine, un million d’humains rejoignent la ville, ce qui augure d’une humanité bientôt 100% urbanisée. Comment gérer cette intensification de l’urbain ? Comment gérer les mobilités, le travail et les loisirs, fondements de notre société urbaine, dans cette densification ?

La conception de la ville propose une gouvernance de plus en plus complexe : morcellement de la décision, pluralité des acteurs, interprétation locale des injonctions étatiques – tout en devant concilier des objectifs, parfois contradictoires (social, frugalité, expérience…).

Le promoteur, référent légal et moral, selon sa propre définition de lui-même, doit être visionnaire pour accompagner la conception de la ville. Auparavant, le politique était initiateur, l’aménageur était « un chef d’orchestre qui recrutait les musiciens », comme le promoteur immobilier, qui n’avait pas son mot à dire sur la partition.  Désormais, on leur demande de co-concevoir les aménagements. Leur rôle, tantôt renforcé, tantôt relativisé, est donc au centre de beaucoup d’interrogations.

Certains architectes proposent même de se passer du maillon « promoteur », grâce à l’auto-promotion notamment (Saint Vincent de Paul ou Patriarche) ou en prenant eux-mêmes cette fonction. De leur côté, les GAFA ou d’autres sociétés (BMW, Uber, Google à Toronto…) commencent à penser la smart city et à se positionner en délégation de service public. L’économie devenant plus « fluide » (pour reprendre Jérémy Rifkin), la pensée de la ville devient servicielle et crée des rôles possibles pour de nouveaux intervenants d’autres secteurs. Mais comment garantir l’intérêt général ? Le citoyen vs le consom’acteur ?

Quel rôle pour le promoteur ? Comment rebâtir une image de tiers de confiance ? Quelques exemples ont été décryptés :

  • Création de LEONARD par Vinci, un laboratoire de réflexion, sur les tendances, la transformation, l’accélération…
  • Woodeum, porté par BNP PARIBAS, qui devient promoteur.
  • Archikubik, un architecte espagnol qui réussit (en temps masqué) à faire évoluer le PLU en amont, pour questionner les objectifs, déconstruire, puis reconstruire la demande.
  • Atelier de conception de Clichy Batignolles qui lance une nouvelle méthodologie de travail (pour éviter les inconvénients des « silos »)
  • UIDO, un collectif d’architectes qui souhaitent repenser l’immobilier par l’habitant, en retravaillant les ilots pavillonnaires en travaillant des extensions (pour augmenter la surface habitable et l’adapter à une population plus jeune, à venir sur ces zones) et des équipements collectifs.

Les échanges entre les professionnels présents ont ensuite porté sur les ateliers de co-conception, les best practice d’organisation et les alternatives en valorisation du foncier. 

Un optimisme réel sur les nouveaux business models possibles, sur les méthodes permettant de généraliser les meilleures pratiques en matière de relation aux acteurs/décideurs et sur les changements organisationnels permettant d’intégrer les nouvelles cultures et compétences nécessaires à l’évolution du promoteur.

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